vendredi 8 septembre 2017
jeudi 7 septembre 2017
665 - Le filet
France 2011 photo 2728 1/30
Saint-Quay Portrieux
Ceux-ci traînent leur vie
Comme un filet de pêche.
Sans hargne et sans un cri,
Sans que nul se dépêche,
Ils rassemblent ainsi
Ce que le temps leur laisse.
Quand il ont fait le tri
Des joies et des tristesses,
Ils recommencent, et puis,
Et toujours, et sans cesse,
Sans passion, sans souci,
Avec les moindres gestes
Ceux-ci traînent leur vie
Comme un filet de pêche.
Comme un filet de pêche.
Sans hargne et sans un cri,
Sans que nul se dépêche,
Ils rassemblent ainsi
Ce que le temps leur laisse.
Quand il ont fait le tri
Des joies et des tristesses,
Ils recommencent, et puis,
Et toujours, et sans cesse,
Sans passion, sans souci,
Avec les moindres gestes
Ceux-ci traînent leur vie
Comme un filet de pêche.
Georges Tanneau
mardi 5 septembre 2017
lundi 4 septembre 2017
663 - Drôle de coco ce cola là !
Cambodge 2013 photo 2694 1/30
Cambodge : Phnom Penh, Où que vous soyez dans le monde, vous en trouverez. Le Coca-Cola est
aujourd’hui un des symboles de la consommation de masse et de la
mondialisation.
" ...
Casse-couilles !
C C, va !
Coca-cola, va.
Playmobil.
Demi demi-playmobil !
Mais enfin mademoiselle
Enfin, je ne comprends pas
C.. C'est une méprise
Gros puceau, va !
Ouais, tu veux que j'continue à t'insulter ?
Mais pourquoi tu restes là ?
Alleeez, vas-t'en !
Tu chantes, t'es poëte et t'es en manque . Vas-t'en
Sois gentil, rentres chez toi
Bois une bière au bar
J'ai déjà pas mal bu
Qu'est-ce que tu veux ?
Mais BOOUUUGE !"
C C, va !
Coca-cola, va.
Playmobil.
Demi demi-playmobil !
Mais enfin mademoiselle
Enfin, je ne comprends pas
C.. C'est une méprise
Gros puceau, va !
Ouais, tu veux que j'continue à t'insulter ?
Mais pourquoi tu restes là ?
Alleeez, vas-t'en !
Tu chantes, t'es poëte et t'es en manque . Vas-t'en
Sois gentil, rentres chez toi
Bois une bière au bar
J'ai déjà pas mal bu
Qu'est-ce que tu veux ?
Mais BOOUUUGE !"
Philippe Katerine
vendredi 1 septembre 2017
662 - J’emplis mes narines de ces âpres parfums ...
Cambodge 2013 photo 2684 1/30
Cambodge : Phnom penh, beaucoup de choses se passent dans la rue ...
Aux vertiges de mes larges concupiscences,
Une inclinaison hardie pour les voluptés
Cajole mon cœur et ma phtisique existence
– Ainsi, je me consacre aux marcs ensorcelés.
Une inclinaison hardie pour les voluptés
Cajole mon cœur et ma phtisique existence
– Ainsi, je me consacre aux marcs ensorcelés.
J’abreuve mon esprit de cette douce essence
Et comme Sîn lune durant l’obscurité
Je serpente l’amer et cueille les fragrances
Délicates des lointains rivages sablés.
Et comme Sîn lune durant l’obscurité
Je serpente l’amer et cueille les fragrances
Délicates des lointains rivages sablés.
Et ces ténèbres m’enjôlent d’une langueur
Acrimonieuse et fascinante de saveurs.
Acrimonieuse et fascinante de saveurs.
J’emplis mes narines de ces âpres parfums
Et m’abandonne enivré aux philtres mystiques,
Encore un arôme de cannelle sur son sein.
L’ivresse est absolue – ma nymphéa d’Afrique.
Et m’abandonne enivré aux philtres mystiques,
Encore un arôme de cannelle sur son sein.
L’ivresse est absolue – ma nymphéa d’Afrique.
Didier Sicchia, La rhétorique de l’ineffable,
jeudi 31 août 2017
661 - La fille et le chien
Cambodge 2013 photo 2542 2/30
Cambodge : Koh Kong, village de Phumi Pak Khlang, à l'embouchure de la Prek Kaoh Pao.
Un soir où je marchais dans les rues d'une ville
J’aperçus par hasard un couple bien étrange
Formé d'un grand chien noir que tenait une fille,
Une petite fille au visage d'un ange.
Elle était accroupie contre son compagnon,
Le tenant enlacé de ses bras longs et pales
Qui encerclaient le cou et ses grands cheveux blonds
Pendaient négligemment sur ses vêtements sales.
Durant quelques instants, j'ai croisé son regard
Et j'ai vu dans ses yeux une grande tristesse
Et les yeux du grand chien reflétaient ce regard
Qui traduisait sans peine une immense détresse.
Et puis j'ai poursuivi mon chemin inutile,
Laissant sur son trottoir la douloureuse enfant
Et son fidèle ami au cœur de cette ville,
Eux qui surent trop tôt le désenchantement.
Lorsque je vous revois dans cette rue obscure,
O toi la douce enfant, et toi, son beau chien noir,
J'imagine pour vous un brasier de verdure
Dans lequel vous courez sans ombre à votre espoir.
J’aperçus par hasard un couple bien étrange
Formé d'un grand chien noir que tenait une fille,
Une petite fille au visage d'un ange.
Elle était accroupie contre son compagnon,
Le tenant enlacé de ses bras longs et pales
Qui encerclaient le cou et ses grands cheveux blonds
Pendaient négligemment sur ses vêtements sales.
Durant quelques instants, j'ai croisé son regard
Et j'ai vu dans ses yeux une grande tristesse
Et les yeux du grand chien reflétaient ce regard
Qui traduisait sans peine une immense détresse.
Et puis j'ai poursuivi mon chemin inutile,
Laissant sur son trottoir la douloureuse enfant
Et son fidèle ami au cœur de cette ville,
Eux qui surent trop tôt le désenchantement.
Lorsque je vous revois dans cette rue obscure,
O toi la douce enfant, et toi, son beau chien noir,
J'imagine pour vous un brasier de verdure
Dans lequel vous courez sans ombre à votre espoir.
Renaud Bosc
mercredi 30 août 2017
660 - Le village à midi
Cambodge 2013 photo 2486 1/30
Cambodge : Kampong Chnang, Île de Kampong Lang,
Le village à midi. La mouche d’or bourdonne
entre les cornes des bœufs.
Nous irons, si tu le veux,
Si tu le veux, dans la campagne monotone.
entre les cornes des bœufs.
Nous irons, si tu le veux,
Si tu le veux, dans la campagne monotone.
Entends le coq… Entends la cloche… Entends le paon…
Entends là-bas, là-bas, l’âne…
L’hirondelle noire plane,
Les peupliers au loin s’en vont comme un ruban.
Entends là-bas, là-bas, l’âne…
L’hirondelle noire plane,
Les peupliers au loin s’en vont comme un ruban.
Le puits rongé de mousse ! Écoute sa poulie
qui grince, qui grince encor,
car la fille aux cheveux d’or
tient le vieux seau tout noir d’où l’argent tombe en pluie.
qui grince, qui grince encor,
car la fille aux cheveux d’or
tient le vieux seau tout noir d’où l’argent tombe en pluie.
La fillette s’en va d’un pas qui fait pencher
sur sa tête d’or la cruche,
sa tête comme une ruche,
qui se mêle au soleil sous les fleurs du pêcher.
sur sa tête d’or la cruche,
sa tête comme une ruche,
qui se mêle au soleil sous les fleurs du pêcher.
Et dans le bourg voici que les toits noircis lancent
au ciel bleu des flocons bleus ;
et les arbres paresseux
à l’horizon qui vibre à peine se balancent.
au ciel bleu des flocons bleus ;
et les arbres paresseux
à l’horizon qui vibre à peine se balancent.
Francis Jammes
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