Affichage des articles dont le libellé est Enfants. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Enfants. Afficher tous les articles

mercredi 8 novembre 2017

692 - Corvée d'eau

Inde 2014                                                photo 3030  1/30

Inde :Chennai, Park Town, la petite porteuse d'eau paraît bien frêle avec cette grosse jarre ....

Les femmes et les petites filles sont les premières victimes de la crise de l’eau provoquée par la pollution, la sécheresse et les multinationales, ces vendeurs d’eau. La corvée de l’eau a toujours existé et existe partout dans les zones rurales. Les femmes et les jeunes filles  parcourent plusieurs kilomètres, entre  3 heures et 6 heures à pied tous les matins pour aller chercher l’eau. Entre 15 et 25% de leur énergie journalière est dépensée pour cette tâche. Cette corvée présente un obstacle pour la scolarisation des filles et pour l’émancipation des femmes. Aller chercher de l’eau fait partie de l’inégalité des sexes.

Saïda Schreiner in Mediapart

L'article en totalité

mercredi 25 octobre 2017

686 - Mère et fils

Inde 2015                                               photo 4902   1/30

Inde : Chennai, rencontre dans le quartier de Chintadripet ....

Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures.

Elle me baise au front, me parle tendrement,
D’une voix au son d’or mélancoliquement.

Elle a les yeux couleur de ma vague chimère,
O toute poésie, ô toute extase, ô Mère !

A l’autel de ses pieds je l’honore en pleurant,
Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.

Emile Nelligan, Motifs poétiques

vendredi 13 octobre 2017

679 - L'écolière au travail

Sénégal 2016                                      photo 5170a    1/30 

Sénégal : Casamance, Oussouye, Elinkine

L'école est finie, c'est l’heure de faire les devoirs et d'apprendre ses leçons ....




À l’école des nuages
On découvre des pays
Où nul n’est jamais parti
Pas même les enfants sages.

Le soleil avec la pluie
L’orage avec l’accalmie
La météorologie
Bouscule le temps
Les visages
Et les couleurs de nos cris
Dans la cour des éclaircies.

Les oiseaux n’ont pas d’histoires
Les arbres n’ont pas d’ennuis
À l’école des nuages
Aucun enfant n’est puni
Les rêves tournent les pages
Aucune leçon ne t’ennuie
C’est l’école des nuages
Elle t’ouvre sur la vie. 

Alain Boudet 


dimanche 8 octobre 2017

677 - La petite fille d' Oussouye

Sénégal 2016                                                                        photo 5170  1/30

Sénégal : Oussouye en Casamance. 
Le bus parti, c’est plusieurs check-points, hommes en armes, arrêt aux postes de gendarmes pour déclarer les passagers, et entre les deux, on croise des patrouilles, des militaires, par 3 véhicules, une dizaine d’hommes sur chaque, le premier et le troisième armés d’une mitrailleuse lourde sur tourelle !!!

" ...
 Seigneur je ne veux plus aller à leur école ,
faites je vous en prie que je n’y aille plus
Je veux suivre mon père dans les ravines fraîches
quand la nuit flotte encore dans le mystère des bois
où glissent les esprits que l’aube vient chasser
Je veux aller pieds nus par les sentiers brûlés
qui longent vers midi les mares assoiffées
je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers
..."
Guy Tirolien

mercredi 4 octobre 2017

675 - Et l’ombre mord un pan du village ...

Sénégal 2016                                                               photo 5161  n&b  1/30

Senegal : Yoff, je commence ma journée avec les pêcheurs, des le lever du jour, voire bien avant, le vie du village est là, sur la plage.
Je discute un moment avec Malek, installé dans sa pirogue, sa fillette de trois ans à ses côtés qu grimpe partout ; il me parle de ses pêches en Angola, où il partait en groupe, jusqu'à 45 pirogues ...

 
Mes villages ont peur de l’ombre
Mais l’ombre les prévient
Avant de les habiller de nuit

Une mère avive le tison pâle
Un enfant ramène les chèvres
Un père bénit le soir hésitant
Et l’ombre mord un pan du village
Si doucement que la peur s’estompe

Bonne nuit villages d’Afrique. 
 

Malick Fall

jeudi 31 août 2017

661 - La fille et le chien

Cambodge 2013                                                                     photo 2542  2/30

 Cambodge : Koh Kong, village de Phumi Pak Khlang, à l'embouchure de la Prek Kaoh Pao.



Un soir où je marchais dans les rues d'une ville
J’aperçus par hasard un couple bien étrange
Formé d'un grand chien noir que tenait une fille,
Une petite fille au visage d'un ange.

Elle était accroupie contre son compagnon,
Le tenant enlacé de ses bras longs et pales
Qui encerclaient le cou et ses grands cheveux blonds
Pendaient négligemment sur ses vêtements sales.

Durant quelques instants, j'ai croisé son regard
Et j'ai vu dans ses yeux une grande tristesse
Et les yeux du grand chien reflétaient ce regard
Qui traduisait sans peine une immense détresse.

Et puis j'ai poursuivi mon chemin inutile,
Laissant sur son trottoir la douloureuse enfant
Et son fidèle ami au cœur de cette ville,
Eux qui surent trop tôt le désenchantement.

Lorsque je vous revois dans cette rue obscure,
O toi la douce enfant, et toi, son beau chien noir,
J'imagine pour vous un brasier de verdure
Dans lequel vous courez sans ombre à votre espoir.

Renaud Bosc

mardi 6 juin 2017

657 - Enfant des îles

Cambodge 2013                                                          photo 2482 n&b   1/30

Cambodge Kampong Chnang Île Kampong Lang

Au sombre étage colonial
les plantes vertes se nourrissent de luxure
ta couche est parfumée
une tempête de senteurs
goyave dépravée délivrée de sa branche
mon bain sensuel attisant l'alcool
Entretenue parée
endimanchée de rêves
tu enfiles des soleils à ton cou
tu accroches de soleils à tes oreilles
des bracelets de soleil étincellent à tes poignets


Ernest Pépin


vendredi 26 mai 2017

653 - Famille khmère

Cambodge 2013                             photo 2480 n&b   1/30

Cambodge : Kampong Chnang, Île de Kampong Lang ....

" Je me souviens de l’océan
Chaud et doux,
S’entêtant à me séduire,
S’allongeant sur mes rêves.
Face aux torrents agités, crissants, d’ici,
Je me souviens de la vie là-bas,
Légère,
Fluide comme une rivière,
Traversante,
Dans un horizon sans barrière.
Je me souviens aussi,
Du souvenir de vous,
Mes êtres demeures,
Comme des arbres absents,
Dont l’ombre fraîche manquait sur mes rives.
Je me souviens de l’océan.
Je me souviens de vous absents.
Je me souviens encore de ceux,
Là-bas,
Restés sous le soleil ardent,
Sur les rives de ma rivière absente.

..."

Maëlle Ranoux

vendredi 12 mai 2017

648 - Sans ciller

Cambodge 2013                                     photo 2059    1/30

Cambodge : Ban Lung, je lui avais demandé, elle était d'accord et plutôt contente de se faire prendre en photo, l'a t-elle regretté à ce moment ?

" Toutes sortes d'enfants, blonds, lumineux, vermeils,
Dont le bleu paradis visite les sommeils
Quand leurs yeux sont fermés la nuit dans les alcôves,
Sont là, groupés devant la cage aux bêtes fauves ;
Ils regardent.
..."

Victor Hugo  L'art d'être grand-père 

vendredi 31 mars 2017

630 - La fille de la bouchère

Cambodge 2013                                  photo 2429 n&b  1/30

Cambodge Kampong Chnang  marché

" Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
..."
Jean de La Fontaine

mercredi 22 mars 2017

626 - Comme un enfant

Cambodge 2013                                    photo 2036   1/30

Cambodge Ban Lung  Village Tong Norlie
Ethnie Tompuons

Il avait appris à reconnaître
Dans le crible de la lumière
Son reflet le plus tendre,
L'orage futur à ces doigts roses
Qui s'étirent dans le couchant,
Et l'ombre toujours prête
Derrière la haie, serrant la corde
Aux terribles désirs de chair.

Mais il restait comme un enfant
Qui pousserait la dernière porte
De la douleur avant le ciel.


Gérard Bocholier

vendredi 17 mars 2017

624 - La petite fille qui voulait à tous prix venir dans mes bras

Cambodge 2013                                                                    photo 2014  1/30

Cambodge Ban Lung Village de Thang Blint 
Ethnie Kroeung

Tout dans l'immuable nature
Est miracle aux petits enfants ;
Ils naissent, et leur âme obscure
  Éclot dans des enchantements.
Le reflet de cette magie
Donne à leur regard un rayon.
Déjà la belle Illusion
Excite leur frêle énergie.
L'inconnu, l'inconnu divin,
Les baigne comme une eau profonde ;
On les presse, on leur parle en vain,
Ils habitent un autre monde ;
Leurs yeux purs, leurs yeux grands ouverts,
S'emplissent de rêves étranges.
Oh ! qu'ils sont beaux, ces petits anges
Perdus dans l'antique univers.
Leur tête légère et ravie
Songe tandis que nous pensons ;
Ils font de frissons en frissons
La découverte de la vie.

Anatole France

jeudi 2 février 2017

609 - Petite fille de la rue ...

Cambodge 2013                             photo 2352a  n&b   1/30

Cambodge Kampong Chnang

Petite fille de la rue
tu te promènes les pieds nus
petite fille de la rue
je ne t'ai jamais vue
...
Pauchet

mercredi 1 février 2017

608 - Les rayons et les ombres

Cambodge 2013                                     photo 1980   1/30

Cambodge Ban Lung 

" Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux,
Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux,
Vous conseille l'amour, la pudeur, la sagesse.
L'enfant, c'est un feu pur dont la chaleur caresse ;
C'est de la gaîté sainte et du bonheur sacré,
C'est le nom paternel dans un rayon doré ;
Et vous n'avez besoin que de cette humble flamme
Pour voir distinctement dans l'ombre de votre âme.
..."
Victor Hugo   Les rayons et les ombres

mardi 31 janvier 2017

607 - La fille de la bouchère

Cambodge 2013                                   photo 1965    1/30

Cambodge Ban Lung marché du matin



Ardagôn le boucher, à la rouge encolure,
Un grand couteau luisant passé dans sa ceinture,
Pousse hors de l'étable et conduit au hangar
Le bœuf sur qui la vache attache un long regard.
Les enfants du village, et Psyllé la première,
Déjà chassés vingt fois par la rude fermière,
Reviennent plus nombreux et plus hardis encor
Que les mouches qu'attire un pot plein de miel d'or.
Une corde passée à l'anneau de la dalle
Incline par degrés la tête bestiale,
Et la brute immobile offre son large front
Comme une enclume où va frapper le forgeron.
Tout est prêt. Dans la cour descend un grand silence...
Le lourd marteau levé lentement se balance,
Plane, hésite, et soudain, d'un coup terrible et sourd,
Tombe... le crâne sonne... Un léger frisson court.
Le bœuf assommé croule : et dans sa gorge inerte
Le grand couteau plongé fait par l'entaille ouverte
Jaillir à flots pressés un sang noir et fumant.
Le sol autour s'empourpre. Ardagôn, par moment,
Enfonçant jusqu'au coude un bras qui sort tout rouge
Ranime un peu de vie aux flancs du bœuf qui bouge ;
Et les enfants penchés sentent, en frémissant,
Leur petit cœur cruel réjoui par le sang.

Albert Samain   Le boucher

jeudi 26 janvier 2017

604 - Enfant d'ailleurs

Cambodge 2013                                   photo 1927    1/30

Cambodge Siem reap

Le poème n’est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier. 
 Paul Claudel    Extrait de Cinq Grandes Odes, Les Muses




 « Ô toi qu’hélas ! et toujours pique
Une mouche transatlantique,
Ulysse Montévidéen,
Terrestre, lacustre ou marin,
Que viens-tu faire dans la vie
Voyageur ès-mélancolies ?
Saigner l’exsangue subconscient,
Poulet osseux, jusques à quand ?
Choisis enfin ton point de chute
De peur que ton obscure flûte
Qu’épuise un si grand désarroi
Ne tombe morte de tes doigts.
-       Voix amie et si indiscrète
-       N’interroge pas le Poète ;
Il faut plus de quatre-vingts jours
Pour faire le tour de mon âme
Et, sentant déjà mes bras lourds,
J’avance d’une lente rame.
Si vraiment tu me veux du bien,
Chère, ne me demande rien.
-       Se taire ? Etrange privilège,
Si je le voulais, le pourrais-je ?
Moi qui n’affirme que mon nom,
Je suis l’Interrogation. »
 Jules Supervielle,
 « Ô toi qu’hélas ! et toujours pique
Une mouche transatlantique,
Ulysse Montévidéen,
Terrestre, lacustre ou marin,
Que viens-tu faire dans la vie
Voyageur ès-mélancolies ?
Saigner l’exsangue subconscient,
Poulet osseux, jusques à quand ?
Choisis enfin ton point de chute
De peur que ton obscure flûte
Qu’épuise un si grand désarroi
Ne tombe morte de tes doigts.
-       Voix amie et si indiscrète
-       N’interroge pas le Poète ;
Il faut plus de quatre-vingts jours
Pour faire le tour de mon âme
Et, sentant déjà mes bras lourds,
J’avance d’une lente rame.
Si vraiment tu me veux du bien,
Chère, ne me demande rien.
-       Se taire ? Etrange privilège,
Si je le voulais, le pourrais-je ?
Moi qui n’affirme que mon nom,
Je suis l’Interrogation. »
 Jules Supervielle, Dialogue avant le voyage
 « Ô toi qu’hélas ! et toujours pique
Une mouche transatlantique,
Ulysse Montévidéen,
Terrestre, lacustre ou marin,
Que viens-tu faire dans la vie
Voyageur ès-mélancolies ?
Saigner l’exsangue subconscient,
Poulet osseux, jusques à quand ?
Choisis enfin ton point de chute
De peur que ton obscure flûte
Qu’épuise un si grand désarroi
Ne tombe morte de tes doigts.
-       Voix amie et si indiscrète
-       N’interroge pas le Poète ;
Il faut plus de quatre-vingts jours
Pour faire le tour de mon âme
Et, sentant déjà mes bras lourds,
J’avance d’une lente rame.
Si vraiment tu me veux du bien,
Chère, ne me demande rien.
-       Se taire ? Etrange privilège,
Si je le voulais, le pourrais-je ?
Moi qui n’affirme que mon nom,
Je suis l’Interrogation. »
 Jules Supervielle, Dialogue avant le voyage
Dialogue avant le voyage

mardi 24 janvier 2017

602 - La petite fille aux yeux noirs

Cambodge 2013                                      photo 1910  1/30

Cambodge Siem reap

" Les cils d’enfant autour des yeux noirs
Clignotent dans le rythme des histoires
C’est ainsi que le cœur athlétique
Maintient la candeur d’un esprit combatif-esthétique.
..."
Alina Zaharia

jeudi 19 janvier 2017

599 - Fillette et ballon

Cambodge 2013                                  photo 2255a  1/30

Cambodge Kampong Cham 

Le jour émerge à peine
Le Rhône dégrisé
Recouvre ses esprits

Il reprend le cours
Ordinaire de la vie

Sur l'une des berges
Un enfant nu
Lâche un ballon rouge
Qui s'élève en ondulant
Dans le ciel bleu
Légèrement orangé

Une femme entre deux âges
Se penche sur le fauteuil roulant
Qu'elle pousse en parlant
Mais le fauteuil est vide

Jacques Herman   Ballon rouge

mercredi 18 janvier 2017

598 - La petite fille

Cambodge 2013    photo n&b  2346  1/30

Cambodge : Battambang 

Céleste fille du poète,
La vie est un hymne à deux voix.
Son front sur le tien se reflète,
Sa lyre chante sous tes doigts.

Sur tes yeux quand sa bouche pose
Le baiser calme et sans frisson,
Sur ta paupière blanche et rose
Le doux baiser à plus de son.

Dans ses bras quand il te soulève
Pour te montrer au ciel jaloux,
On croit voir son plus divin rêve
Qu'il caresse sur ses genoux !

Quand son doigt te permet de lire
Les vers qu'il vient de soupirer,
On dirait l'âme de sa lyre
Qui se penche pour l'inspirer.

Il récite ; une larme brille
Dans tes yeux attachés sur lui.
Dans cette larme de sa fille
Son cœur nage ; sa gloire a lui !

Du chant que ta bouche répète
Son cœur ému jouit deux fois.
Céleste fille du poète,
La vie est une hymne à deux voix.

Alphonse de Lamartine


mardi 17 janvier 2017

597 - Comédie de la soif

Cambodge 2013                              photo 2345 n&b  1/30

Cambodge : Battambang, petit marché.

" ...
Éternelles Ondines,
Divisez l’eau fine.
Vénus, sœur de l’azur,
  Émeus le flot pur.
Juifs errants de Norvège
Dites-moi la neige.
Anciens exilés chers
Dites-moi la mer.
..."
Arthur Rimbaud  Comédie de la soif