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vendredi 26 janvier 2018
mercredi 8 novembre 2017
692 - Corvée d'eau
Inde 2014 photo 3030 1/30
Inde :Chennai, Park Town, la petite porteuse d'eau paraît bien frêle avec cette grosse jarre ....
Les femmes et
les petites filles sont les premières victimes de la crise de l’eau
provoquée par la pollution, la sécheresse et les multinationales,
ces vendeurs d’eau. La corvée de l’eau a toujours existé et
existe partout dans les zones rurales. Les femmes et les jeunes
filles parcourent plusieurs kilomètres, entre 3 heures
et 6 heures à pied tous les matins pour aller chercher l’eau.
Entre 15 et 25% de leur énergie journalière est dépensée pour
cette tâche. Cette corvée présente un obstacle pour la
scolarisation des filles et pour l’émancipation des femmes. Aller
chercher de l’eau fait partie de l’inégalité des sexes.
Saïda
Schreiner in Mediapart
L'article en
totalité
vendredi 20 octobre 2017
684 - Banana street
Inde 2015 photo 5037a 1/30
Inde : Mysore
En ce pays des perles, de l’aurore,
Des frais lotus et du parler divin,
La poésie a l’horreur du mesquin.
De mon cerveau si je tire à grand peine,
Tant bien que mal, quelques cents vers ici,
C’est déjà trop ; la muse hors d’haleine
Demande grâce et le public aussi.
Dans l’Inde seule ils se font par cent mille
Ces mêmes vers, bien plus, on les y lit.
... »
Louise Ackermann Savitri
Des frais lotus et du parler divin,
La poésie a l’horreur du mesquin.
De mon cerveau si je tire à grand peine,
Tant bien que mal, quelques cents vers ici,
C’est déjà trop ; la muse hors d’haleine
Demande grâce et le public aussi.
Dans l’Inde seule ils se font par cent mille
Ces mêmes vers, bien plus, on les y lit.
... »
Louise Ackermann Savitri
vendredi 6 octobre 2017
676 - Ô femme pas une graine de mil ...
Sénégal 2016 photo 5154b n&b 1/30
Sénégal, Yoff : dans
le village , j’ai goûte de nouvelles choses aujourd'hui, des
accras à la farine de pois chiches avec une sauce à l'oignon, puis
du « mijoté », une sorte de ragoût au thon frais
(des bonites en fait ) et à l'oignon, et comme c’est vendu dans
la rue, ça se mange froid en sandwich dans une demi baguette,
c’était mon petit dej !!!
Voici que l’air s’immobilise
Pas une aile d’oiseau
La cigale a délaissé l’archet de son violon
Aucune cadence du pilon de Kumba
Ô femme pas une graine de mil
Concassé sur ton van
Midi tu me fais peur
Tu as éparpillé tes braises
La femme assise à l’ombre
Tresse les cheveux de ses compagnes
Femme à l’affût d’un imprudent
Midi tu me fais peur
Voici que l’air s’immobilise
Comme du lait caillé au fond
D’une calebasse
Pas une aile d’oiseau
La cigale a délaissé l’archet de son violon
Aucune cadence du pilon de Kumba
Ô femme pas une graine de mil
Concassé sur ton van
Midi tu me fais peur
Tu as éparpillé tes braises
La femme assise à l’ombre
Tresse les cheveux de ses compagnes
Femme à l’affût d’un imprudent
Midi tu me fais peur
Voici que l’air s’immobilise
Comme du lait caillé au fond
D’une calebasse
Cheik Aliou Ndao
mercredi 4 octobre 2017
675 - Et l’ombre mord un pan du village ...
Sénégal 2016 photo 5161 n&b 1/30
Senegal : Yoff, je
commence ma journée avec les pêcheurs, des le lever du jour, voire
bien avant, le vie du village est là, sur la plage.
Je
discute un moment avec Malek, installé dans sa pirogue, sa fillette
de trois ans à ses côtés qu grimpe partout ; il me parle de
ses pêches en Angola, où il partait en groupe, jusqu'à 45
pirogues ...
Mes villages ont peur de l’ombre
Mais l’ombre les prévient
Avant de les habiller de nuit
Une mère avive le tison pâle
Un enfant ramène les chèvres
Un père bénit le soir hésitant
Et l’ombre mord un pan du village
Si doucement que la peur s’estompe
Bonne nuit villages d’Afrique.
Malick
Fall
lundi 2 octobre 2017
674 - C'est I'Afrique qui repousse
Sénégal 2016 photo 5154c n&b 1/30
Sénégal : Yoff, ce
matin promenade chez les Lebou, des pêcheurs qui occupent le site
depuis des siecles ...
Afrique
mon Afrique
Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t'ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang
Ton beau sang noir à travers les champs répandu
Le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de I' esclavage
L'esclavage de tes enfants
Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de l'humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au fouet sur les routes de midi
Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
Splendidement seul au milieu des fleurs
blanches et fanées
C'est I'Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits ont peu à peu
L' amère saveur de la liberté.
Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t'ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang
Ton beau sang noir à travers les champs répandu
Le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de I' esclavage
L'esclavage de tes enfants
Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de l'humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au fouet sur les routes de midi
Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
Splendidement seul au milieu des fleurs
blanches et fanées
C'est I'Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits ont peu à peu
L' amère saveur de la liberté.
David
Diop
lundi 4 septembre 2017
663 - Drôle de coco ce cola là !
Cambodge 2013 photo 2694 1/30
Cambodge : Phnom Penh, Où que vous soyez dans le monde, vous en trouverez. Le Coca-Cola est
aujourd’hui un des symboles de la consommation de masse et de la
mondialisation.
" ...
Casse-couilles !
C C, va !
Coca-cola, va.
Playmobil.
Demi demi-playmobil !
Mais enfin mademoiselle
Enfin, je ne comprends pas
C.. C'est une méprise
Gros puceau, va !
Ouais, tu veux que j'continue à t'insulter ?
Mais pourquoi tu restes là ?
Alleeez, vas-t'en !
Tu chantes, t'es poëte et t'es en manque . Vas-t'en
Sois gentil, rentres chez toi
Bois une bière au bar
J'ai déjà pas mal bu
Qu'est-ce que tu veux ?
Mais BOOUUUGE !"
C C, va !
Coca-cola, va.
Playmobil.
Demi demi-playmobil !
Mais enfin mademoiselle
Enfin, je ne comprends pas
C.. C'est une méprise
Gros puceau, va !
Ouais, tu veux que j'continue à t'insulter ?
Mais pourquoi tu restes là ?
Alleeez, vas-t'en !
Tu chantes, t'es poëte et t'es en manque . Vas-t'en
Sois gentil, rentres chez toi
Bois une bière au bar
J'ai déjà pas mal bu
Qu'est-ce que tu veux ?
Mais BOOUUUGE !"
Philippe Katerine
vendredi 1 septembre 2017
662 - J’emplis mes narines de ces âpres parfums ...
Cambodge 2013 photo 2684 1/30
Cambodge : Phnom penh, beaucoup de choses se passent dans la rue ...
Aux vertiges de mes larges concupiscences,
Une inclinaison hardie pour les voluptés
Cajole mon cœur et ma phtisique existence
– Ainsi, je me consacre aux marcs ensorcelés.
Une inclinaison hardie pour les voluptés
Cajole mon cœur et ma phtisique existence
– Ainsi, je me consacre aux marcs ensorcelés.
J’abreuve mon esprit de cette douce essence
Et comme Sîn lune durant l’obscurité
Je serpente l’amer et cueille les fragrances
Délicates des lointains rivages sablés.
Et comme Sîn lune durant l’obscurité
Je serpente l’amer et cueille les fragrances
Délicates des lointains rivages sablés.
Et ces ténèbres m’enjôlent d’une langueur
Acrimonieuse et fascinante de saveurs.
Acrimonieuse et fascinante de saveurs.
J’emplis mes narines de ces âpres parfums
Et m’abandonne enivré aux philtres mystiques,
Encore un arôme de cannelle sur son sein.
L’ivresse est absolue – ma nymphéa d’Afrique.
Et m’abandonne enivré aux philtres mystiques,
Encore un arôme de cannelle sur son sein.
L’ivresse est absolue – ma nymphéa d’Afrique.
Didier Sicchia, La rhétorique de l’ineffable,
lundi 29 mai 2017
654 - Les marchands de fruits
Inde 2015 photo 5017 n&b 1/30
Inde : Mysore, autour du Devaraja market les marchands de fruits sont bien place ...
Je me suis bien régalé de fruits d'automne,
Je me suis bien régalé avec la pomme du pommier.
Je n'ai surtout pas mangé le gland du chêne,
Je n'ai surtout pas mangé le marron du marronnier.
Je me suis bien régalé de fruits d'automne,
Je me suis bien régalé avec la poire du poirier.
Je n'ai surtout pas mangé le gland du chêne,
Je n'ai surtout pas mangé le marron du marronnier.
Je me suis bien régalé avec la pomme du pommier.
Je n'ai surtout pas mangé le gland du chêne,
Je n'ai surtout pas mangé le marron du marronnier.
Je me suis bien régalé de fruits d'automne,
Je me suis bien régalé avec la poire du poirier.
Je n'ai surtout pas mangé le gland du chêne,
Je n'ai surtout pas mangé le marron du marronnier.
Roland Topor
lundi 8 mai 2017
646 - Moto dop
Cambodge 2013 photo 2058 1/30
Cambodge : Ban Lung, marché du matin, les motos dop (moto taxi ) comme à la parade attendent le client ...
Y avait une fois un taxi
taxi taxi taximètre
qui circulait dans Paris
taxi taxi taxi cuit
taxi taxi taximètre
qui circulait dans Paris
taxi taxi taxi cuit
il aimait tant les voyages
taxi taxi taximètre
qu'il allait jusqu'en Hongrie
taxi taxi taxi cuit
taxi taxi taximètre
qu'il allait jusqu'en Hongrie
taxi taxi taxi cuit
et qu'il traversait la Manche
taxi taxi taximètre
en empruntant le ferry
taxi taxi taxi cuit
taxi taxi taximètre
en empruntant le ferry
taxi taxi taxi cuit
un beau jour il arriva
taxi taxi taximètre
dans les déserts d'Arabie
taxi taxi taxi cuit
taxi taxi taximètre
dans les déserts d'Arabie
taxi taxi taxi cuit
il y faisait tellement chaud
taxi taxi taximètre
que sa carrosserie fondit
taxi taxi taxi cuit
taxi taxi taximètre
que sa carrosserie fondit
taxi taxi taxi cuit
et de mème le châssis
taxi taxi taximètre
et tous les pneus y compris
taxi taxi taxi cuit
taxi taxi taximètre
et tous les pneus y compris
taxi taxi taxi cuit
chauffeurs chauffeurs de taxi
taxi taxi taximètre
écoutez cette morale
taxi taxi taxi cuit
taxi taxi taximètre
écoutez cette morale
taxi taxi taxi cuit
lorsque vous quittez Paris
taxi taxi taximètre
emportez un parapluie
taxi taxi taxi cuit
taxi taxi taximètre
emportez un parapluie
taxi taxi taxi cuit
parapluie ou bien ombrelle
taxi taxi taximètre
un mot est bien vite dit
taxi taxi taxi cuit
taxi taxi taximètre
un mot est bien vite dit
taxi taxi taxi cuit
Raymond Queneau
lundi 10 avril 2017
mardi 14 février 2017
616 - Surprise
Cambodge 2013 photo 2402 n&b 1/30
Cambodge Kampong Chnang
Je méditais, soudain le jardin se révèle
Et frappe d’un seul jet mon ardente prunelle.
Je le regarde avec un plaisir éclaté,
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l’été !
Tout m’émeut, tout me plaît, une extase me noie,
J’avance et je m’arrête, il semble que la joie
Était sur cet arbuste et saute dans mon cœur !
Je suis pleine d’élan, d’amour, de bonne odeur,
Et l’azur à mon corps mêle si bien sa trame
Qu’il semble brusquement, à mon regard surpris,
Que ce n’est pas ce pré, mais mon œil qui fleurit
Et que, si je voulais, sous ma paupière close
Je pourrais voir encor le soleil et la rose.
Anna de Noailles
vendredi 10 février 2017
614 - Poissonnières
Cambodge 2013 photo 2393 n&b 1/30
Cambodge Kampong Chnang
La petite poissonnière avait de grands sabots de bois claquants
Et sa voix fendait les airs
Comme une barque fend le vent
La petite poissonnière derrière son banc de coquillages
Ne faisait pas son âge
On aurait dit presque une enfant
La petite poissonnière avait un sourire éclatant
Et de grands sabots de bois claquants
La petite poissonnière avait l’air d’une enfant
..."
Gaëlle Mann Les machaons en macfarlane
jeudi 9 février 2017
613 - Sourire de marinière
Cambodge 2013 photo 2387 n&b 1/30
Cambodge : Kampong Chnang, Phoum Kandal le village flottant ....
"...
Regarde sur le port, sans plus craindre la rage
Des vagues ni des vents, les ondes écumer ;
Et quel qu’autre bien loin, au danger d’abîmer,
En vain tendre les mains vers le front du rivage ;
Des vagues ni des vents, les ondes écumer ;
Et quel qu’autre bien loin, au danger d’abîmer,
En vain tendre les mains vers le front du rivage ;
..."
Joachim Du Bellay
mercredi 1 février 2017
608 - Les rayons et les ombres
Cambodge 2013 photo 1980 1/30
Cambodge Ban Lung
" Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux,
Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux,
Vous conseille l'amour, la pudeur, la sagesse.
L'enfant, c'est un feu pur dont la chaleur caresse ;
C'est de la gaîté sainte et du bonheur sacré,
C'est le nom paternel dans un rayon doré ;
Et vous n'avez besoin que de cette humble flamme
Pour voir distinctement dans l'ombre de votre âme.
Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux,
Vous conseille l'amour, la pudeur, la sagesse.
L'enfant, c'est un feu pur dont la chaleur caresse ;
C'est de la gaîté sainte et du bonheur sacré,
C'est le nom paternel dans un rayon doré ;
Et vous n'avez besoin que de cette humble flamme
Pour voir distinctement dans l'ombre de votre âme.
..."
Victor Hugo Les rayons et les ombres
mardi 24 janvier 2017
vendredi 4 novembre 2016
lundi 24 octobre 2016
583 - Le marché
Inde 2014 photo 3935 n&b 1/30
Inde : Bangalore, marché
Sur la petite place, au lever de l'aurore,
Le marché rit joyeux, bruyant, multicolore,
Pêle-mêle étalant sur ses tréteaux boiteux
Ses fromages, ses fruits, son miel, ses paniers d'oeufs,
Et, sur la dalle où coule une eau toujours nouvelle,
Ses poissons d'argent clair, qu'une âpre odeur révèle.
Mylène, sa petite Alidé par la main,
Dans la foule se fraie avec peine un chemin,
S'attarde à chaque étal, va, vient, revient, s'arrête,
Aux appels trop pressants parfois tourne la tête,
Soupèse quelque fruit, marchande les primeurs
Ou s'éloigne au milieu d'insolentes clameurs.
L'enfant la suit, heureuse ; elle adore la foule,
Les cris, les grognements, le vent frais, l'eau qui coule,
L'auberge au seuil bruyant, les petits ânes gris,
Et le pavé jonché partout de verts débris.
Mylène a fait son choix de fruits et de légumes ;
Elle ajoute un canard vivant aux belles plumes !
Alidé bat des mains, quand, pour la contenter,
La mère donne enfin son panier à porter.
La charge fait plier son bras, mais déjà fière,
L'enfant part sans rien dire et se cambre en arrière,
Pendant que le canard, discordant prisonnier,
Crie et passe un bec jaune aux treilles du panier.
Le marché rit joyeux, bruyant, multicolore,
Pêle-mêle étalant sur ses tréteaux boiteux
Ses fromages, ses fruits, son miel, ses paniers d'oeufs,
Et, sur la dalle où coule une eau toujours nouvelle,
Ses poissons d'argent clair, qu'une âpre odeur révèle.
Mylène, sa petite Alidé par la main,
Dans la foule se fraie avec peine un chemin,
S'attarde à chaque étal, va, vient, revient, s'arrête,
Aux appels trop pressants parfois tourne la tête,
Soupèse quelque fruit, marchande les primeurs
Ou s'éloigne au milieu d'insolentes clameurs.
L'enfant la suit, heureuse ; elle adore la foule,
Les cris, les grognements, le vent frais, l'eau qui coule,
L'auberge au seuil bruyant, les petits ânes gris,
Et le pavé jonché partout de verts débris.
Mylène a fait son choix de fruits et de légumes ;
Elle ajoute un canard vivant aux belles plumes !
Alidé bat des mains, quand, pour la contenter,
La mère donne enfin son panier à porter.
La charge fait plier son bras, mais déjà fière,
L'enfant part sans rien dire et se cambre en arrière,
Pendant que le canard, discordant prisonnier,
Crie et passe un bec jaune aux treilles du panier.
Albert Samain Le marché
mercredi 14 septembre 2016
566 - Deux mondes
Inde 2014 photo 3190 1/30
Inde : Chidambaram, deux mondes cohabitent, des formations aux logiciels et systèmes les plus connus du net, mais on dort encore dans la rue ...
Les rues s’ouvriront
sur la colline de pins et de pierre.
Le tumulte des rues
ne changera pas cet air immobile.
Les fleurs éclaboussées
de couleurs aux fontaines
feront des clins d’oeil
comme des femmes gaies.
Escaliers et terrasses
et les hirondelles
chanteront au soleil.
Cette rue s’ouvrira,
les pierres chanteront,
le cœur en tressaillant battra,
comme l’eau des fontaines.
Ce sera cette voix
qui montera chez toi.
Les fenêtres sauront
le parfum de la pierre
et de l’air du matin.
Une porte s’ouvrira.
Les tumultes des rues
sera le tumulte du cœur
dans la lumière hagarde.
Tu seras là – immobile et limpide.
Cesare Pavese
lundi 27 juin 2016
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